jeudi 5 octobre 2017

Kazuo Ishiguro prix Nobel de littérature 2017

L'académie suédoise a décerné le prix Nobel de littérature 2017 à l'écrivain britannique Kazuo Ishiguro, estimant qu'il a "révélé l'abîme sous notre illusoire sentiment de confort".
"Les thèmes de littérature qui lui sont le plus souvent associés sont le souvenir, le temps et la désillusion", a commenté le comité sur Twitter. "Par des romans d'une puissance force émotionnelle, il a révélé l'abîme sous notre illusoire sentiment de confort dans le monde", a ajouté la représentante du comité lors de son annonce.  
Son premier ouvrage, Lumière pâle sur les collines, a été publié en 1982. En 1998, Kazuo Ishiguro a été fait Chevalier des arts et des lettres. Son dernier roman en date, Le Géant enfoui, a été publié en 2015. Il y "explore comment les souvenirs sont liés à l'oubli, l'histoire au présent et le fantastique à la réalité", décrit le comité du prix Nobel. 


Retrouvez Kazuo Ishiguro dans notre médiathèque

vendredi 15 septembre 2017

Frédéric Kessler/Alain Pilon : Lettres à mon grand-père qui n'est plus de ce monde ♥♥♥

Frédéric Kessler parvient à mettre des mots justes et vrais sur les bouleversements qui assaillent un enfant à la perte d'un être cher : il commence  par exprimer sa colère, émotion qui n'est pas souvent évoquée dans les albums sur le deuil et pourtant souvent ressentie par les enfants. Au fil de cette correspondance à sens unique, il comprend le caractère définitif de la mort.
Tous les sentiments de révolte, de déni, de peine puis d'acceptation sont traités avec justesse et réalisme : il s'agit d'un cheminement personnel, à faire seul, comme un apprentissage, douloureux certes, mais nécessaire… Les rituels qui entourent le décès, l'importance du souvenir, le droit d'être triste mais aussi celui d'oublier, le cycle de la vie de génération en génération…
C'est cela aussi, grandir.
Le texte n'est que sincérité et vérité, beauté et intelligence, sensibilité et délicatesse. 
Un petit album fort et touchant. 
Kathy

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samedi 9 septembre 2017

What is my movie ?

"Mais si, ce film-là, avec... Machin, là ! Qui s'enfuit d'un camp de prisonnier en quad, en moto, enfin un truc avec un guidon, quoi !"

Ça nous est tous arrivé d'avoir un film en tête, de se rappeler ce qu'il se passe à l'intérieur mais impossible de retrouver le titre. Et bien, grâce à What is my movie, cette situation délicate n'a plus lieu d'être ! Tapez les mots clés ou résumez ce dont vous vous rappelez et What is my movie vous le retrouve.

Vous pouvez aussi chercher via une chanson dans le film. Par exemple, en tapant "la chanson Wake Up de Rage again the Machine est joué à la fin" ou "le morceau Misirlou est joué au début", le moteur de recherche a retrouvé du premier coup, respectivement, Matrix et Pulp Fiction.

Créé par une entreprise liée à l'Université d'Oulu en Finlande, ce site fonctionne grâce à un algorithme qui cherche dans une immense banque de données (40 000 longs métrages) ce que vous avez indiqué et vous propose une liste de films. L'utilisateur peur aussi aider le logiciel en indiquant si c'est la bonne correspondance ou non.

Par contre cette plateforme est en anglais donc nécessite d'inscrire la recherche en anglais ce qui peut poser problème néanmoins de nombreux films français y sont référencés.

Accédez au site en cliquant ici 

mercredi 23 août 2017

Mr. Troove : Saurez-vous reconnaître les films ?


Amis cinéphiles et sérivores, venez tester votre connaissance sur ce petit jeu. Tous les jeudi, une nouvelle image et 10 films ou séries cachés à l'intérieur. Vous vous sentez à la hauteur ? Vous avez 3 minutes ! 

Pour jouer, cliquez ici ou sur l'image.

mardi 4 juillet 2017

Giacometti "l'oeuvre ultime". Galerie Lympia-Nice 23 juin - 15 octobre 2017

Le Département des Alpes-Maritimes présente la première exposition consacrée aux oeuvres d’Alberto Giacometti (1901-1966) à Nice.

Cette exposition inédite a spécialement été conçue pour les espaces rénovés de l’ancien bagne de Nice et du Pavillon de l’Horloge du port de Nice qui forment la nouvelle Galerie Lympia.

Elle propose d’éclairer les dernières années du travail de l’artiste à travers une cinquantaine d’oeuvres majeures de la période de la maturité (1960-1965) dont les toutes dernières oeuvres sur lesquelles l’artiste a travaillé.

Sculptures, peintures, dessins, lithographies, issus de la riche collection de la Fondation Giacometti, permettent de montrer toute la diversité des techniques employées par l’artiste dans cette période décisive de sa carrière.

Le projet s’appuie par ailleurs sur une importante documentation photographique, en partie inédite, qui sert de scénario à l’exposition. Elle réunit plusieurs chefs-d’oeuvre de cette époque dont une peinture majeure de la série des « Caroline » de 1960, un des derniers bustes de Lotar (Lotar III, 1965-1966), le plâtre peint de l’Homme à mi-corps (1965), la Grande femme III (1960) et la reconstitution, avec les oeuvres originales, de l’assemblage des sculptures figurant dans une photographie de Lotar prise dans l’atelier de Giacometti.
(source : galerielympia.departement06.fr)

jeudi 29 juin 2017

Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou : De Capes et de Crocs 12. Si ce n'est toi... ♥♥♥

 "Et c'est ainsi que je fus envoyé aux galères."

Par ces mots se clôt le récit d'Eusèbe, le lapin "trop mignon". Lumière est donc faite sur les multiples péripéties qui ont amené cet aimable rongeur à croiser la route de ces messieurs Armand Raynal de Maupertuis et Don Lope de Villalobos y Sangrin. 

L'attente fut longue et je dois avouer que je suis un peu déçu par le personnage d'Eusèbe qui m'a fortement agacé. À trop être naïf et innocent, il en devient presque idiot. Certes les auteurs jouent sur cette pureté surtout en la confrontant à Fulgence, le double maléfique, mais peut-être ont-ils trop insisté dessus, négligeant le caractère rusé et intrépide que le lapin exprime dès le premier tome de la série.

Mais mis à part ce détail, quel régal ! Les personnages secondaires sont excellents, les intrigues et complots sont rondement mené, tout s'enchaîne à merveille et les multiples allusions à Maupertuis, Don Lope ou Hermine sont délicieuses. Enfin, bien entendu, le dessin de Jean-Luc Masbou est toujours aussi parfait, inventif et fourmillant de détails.

Le rideau s'abaisse, cette fois définitivement, sur de Capes et de Crocs, chef-d'oeuvre de la bande dessinée qui restera, à jamais, ma série favorite. Merci messieurs Ayroles et Masbou, merci pour les vingts ans que vous avez consacré à cette merveille !

Florian


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mardi 20 juin 2017

Christophe Blain : Gus T4 Happy Clem ♥♥♥

10 ans ! Il a fallu attendre presque 10 ans pour voir la suite des aventures de Gus, Clem et Gratt. Pendant toutes ces années, Christophe Blain a dû travailler sur d’autres projets, mais jamais il n’a oublié les trois compères, promettant que ceux-ci allaient revenir mettre la pagaille dans l’Ouest. 

Alors, a-t-il eu raison de persister et nous d’attendre ? Evidemment que oui ! Faut dire que ce quatrième tome démarre fort avec une attaque de train comme seul Gus sait les mener. Toutefois c’est le seul moment mettant en scène Gus, le reste de l’album étant focalisé sur Clem, ce dernier n’arrivant pas à trouver sa place entre père de famille, bourgeois respectable et braqueur de banques émérite.

Bien plus sombre que ses précédents, ce tome se révèle plus complet, plus mature, les personnages comme l’auteur ayant évolué. On passe de scènes de beuverie et de cavalcades endiablées à des scènes très dures mais aussi très tendres entre un père et sa fille ou un homme assailli par ses démons cyclopéens. L’humour n’est plus omniprésent même s’il est toujours là, plus distillé et plus percutant. Blain démontre l’étendue de son talent, le dessin est excellent, maîtrisé de bout en bout, le jeu sur les décors, les ambiances, les ruptures de ton, tout est juste, sans faute, tout arrive au bon moment, tout s’enchaîne parfaitement. L’auteur s’amuse même à caser des seconds rôles de luxe comme Robert Duvall ou Gene Wilder.

Bref, retrouver cette série fut un véritable bonheur. Par contre, il est conseillé de relire les albums précédents avant d’entamer Happy Clem, histoire de tout se remettre en mémoire.  Et vivement la suite, d’autant plus que l’album nous abandonne sur un cliffhanger aussi intenable que désespéré.

Florian


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